Capsules santé, épisode 2 : comment remplacer le beurre, calculer la valeur nutritionnelle des aliments, quelle alimentation en hiver

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Dans ce deuxième épisode des capsules santé, je réponds à 2 questions :

Transcription :

1ère question : Isabelle voudrait savoir par quoi remplacer le beurre dans les recettes et comment mesurer la valeur nutritionnelle des aliments.

beurrePour remplacer le beurre dans les recettes, il y a deux moyens :

Pointer vers le hautOu bien vous utilisez une huile neutre, c’est-à-dire une huile qui n’a pas de goût caractéristique ou prononcé, comme l’huile de canola ou l’huile d’arachide, la première étant beaucoup plus intéressante sur le plan nutritionnel.

Pointer vers le hautOu bien on peut utiliser de l’huile de coco qui, comme elle reste figée, est d’une texture crémeuse.  Cette huile ne laisse pas un goût de coco particulier dans les recettes.  Je le conseille plutôt si vous avez besoin de créer un effet onctueux et liant…

On a décrié l’huile de coco parce que contenant des gras saturés à mauvaise réputation, mais il ne faut pas la bannir parce que la moitié de ces acides gras saturés sont de l’acide laurique, principal acide gras saturé du lait maternel et qu’il a un effet plus favorable sur le rapport cholestérol total/cholestérol HDL.

Il est évident qu’on utilise toujours des huiles non raffinées!

Pour compter vos calories et connaître la quantité de protéines, glucides et lipides de vos aliments, le mieux est d’utiliser ce logiciel utilisable sans téléchargement sur ligne-en-ligne.com(explication en direct sur la vidéo).

Pour bien savoir ce qu’on achète, découvrir ce que contiennent les aliments emballés que nous achetons, il faut savoir lire leurs étiquettes.

Au Canada

Les entreprises sont tenues d’apposer sur l’emballage, un tableau des valeurs nutritives de leur produit.  Cette étiquette doit comporter le nombre de calories et les éléments calculés en fonction d’une portion.  L’ordre des ingrédients que contient le produit est classé par ordre décroissant.  Par exemple, si vous trouvez le sucre en premier, c’est que l’aliment en contient beaucoup…

En France

Selon la directive européenne, l’étiquetage nutritionnel est facultatif, mais il devient obligatoire lorsqu’une information nutritionnelle (protéines, glucides, lipides, fibres alimentaires, sodium, vitamines et minéraux énumérés dans l’annexe de la directive)apparaît sur l’étiquette, dans une présentation ou bien dans une publicité.

Deux étiquettes canadiennes

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En bref, quand vous examinez une étiquette sur un produit, il faut démêler l’essentiel :

Pointer vers le hautLes calories, quantité d’énergie fournie par un aliment, selon la portion ingurgitée.

Pointer vers le hautLes lipides, quantité de gras contenus dans le produit, quels qu’en soit la nature

Pointer vers le hautLe cholestérol

Pointer vers le hautLe sodium toujours indiqué au Canada, ne l’est en Europe que si mentionné dans un encart d’information nutritionnelle

Pointer vers le hautLes glucides, fécules, fibres et sucres.

Pointer vers le hautLes protéines.

Pointer vers le hautLes nutriments : vitamines et minéraux

Comprendre l’intérêt d’un produit par son étiquetage n’est pas facile.  La meilleure des solutions santé, c’est de manger varié, équilibré, le plus possible bio, local et de saison.  Mais il reste un élément essentiel d’information dans l’étiquetage, ce sont les ingrédients.

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Ma boîte de tomate, par exemple, contient des tomates rouges, fraîches, mûries sur plant.  Mais si on explore un peu la liste, on constate qu’elle mentionne de l’acide citrique, que l’Europe a baptisé E330 )

A priori, l’acide citrique, n’est pas nocif… du moins si on le consomme en quantité modérée.  Évidemment, si vous ajoutez du jus de citron à vos recettes, vous ajoutez de l’acide citrique qui n’est que bénéfice pour votre organisme.

Mais il faut savoir que l’acide citrique industriel, en forte consommation (on en trouve dans les chewing-gum, les bonbons et quelques millions de produits alimentaires !) facilite le passage de l’aluminium dans le cerveau…

Mais ce n’est pas tout !

Cette boîte contient aussi du chlorure de calcium (E509), un additif conservateur qu’on utilise également pour fabriquer l’anti-gel des réfrigérateurs, pour les colles, le ciment, la poudre des extincteurs ! Sa consommation entraîne des troubles du rythme cardiaque et de la digestion, des ulcères intestinaux, des nausées et des vomissements.  Il faut donc l’éviter absolument !

Je vous conseille vivement de vous procurer le petit livre de Corine Gouget, Additifs alimentaires, une petite bible d’information très utile, pas cher et facile à glisser dans un sac d’épicerie.

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2e question : Cassiopée demande s’il faut changer son alimentation quand il fait froid…

La réponse est très simple : notre corps doit en permanence réguler sa température et la conserver à 37°C – 98,6°F.  Pour ce faire, il puise dans ses réserves de glucose.  C’est donc le moment d’avoir une alimentation équilibrée pour lutter efficacement contre les attaques de l’hiver.   Un organisme carencé en nutriments aura du mal à se défendre face aux agressions extérieures.  Une tartiflette ou un cassoulet graisseux vous donneront une impression de réconfort, mais ils vont travailler à votre arrondissement plutôt qu’à votre résistance…

L’idéal, c’est de vous offrir de bonnes réserves en sucres rapides et en sucres lents, de manière à fournir à votre corps, sans interruption, des réserves d’énergie.  Commencez par soigner votre petit déjeuner (l’idéal étant avant tout de remplir votre estomac de fruits frais additionnés de fruits secs (surtout les amandes pour soutenir votre glycémie) et veillez à ce que chaque repas contienne un heureux mélange de glucides, de lipides et de protéines.

légumes - Haute Bretagnefruits - wu.pengAbusez des légumes, sans oublier les cruditésindispensables pour un bon fonctionnement intestinal et une heureuse distribution des nutriments absorbés.

Privilégiez le riz, le quinoa et le sarrasinet évitez le plus possible les produits laitiers.

Pensez à la vitamine D en vous offrant du soleil.  Vous trouverez surtout des vitamines D dans les pommes de terre, les œufs, les poissons gras, l’huile d’olive, de colza/canola…

Pour en savoir plus :

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… merci de votre fidélité et à bientôt.

Merci de poser vos questions directement dans les commentaires

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Commentaires (6)

  • Lily

    Il y a des moments où je me demande si l’industrie agro-alimentaire ne cherche pas à nous empoisonner, franchement ! J’ai entendu dire, que l’utilisation à un faible pourcentage d’huile de moteur dans l’huile alimentaire serait autoriser ! Incroyable non ?
    Lily Articles récents..Du plan d évacuation à la protection incendie votre interlocuteur : jljconcept.My Profile

    Répondre
    • Bernadette GILBERT

      Bonjour Lily,
      Je ne sais pas s’il y a réellement intention de nous empoisonner. Je pense que l’objectif des industries agro-alimentaires est de faire de l’argent, à n’importe quel prix. Rares sont les secteurs commerciaux qui introduisent beaucoup de principes éthiques dans leurs pratiques. Donc, sur ce plan, tout est logique.
      Par contre, je pense que certains dirigeants, pas nécessairement ceux qui sont élus ou ont pignon sur rue, mais ceux qui tirent réellement les ficelles du monde, eux sont parfaitement conscients qu’en rendant la population dépendante et amoindrie par une alimentation industrielle, ils renforcent leur pouvoir et notre dépendance à leurs solutions : industries pharmaceutiques, medias aux opinions moulées, etc.
      Mais je pense surtout que nous sommes libres de refuser cette politique et cette manipulation en nous informant et en osant marcher à contre-courant.
      Quant à l’huile de moteur dans l’huile alimentaire, ce n’est pas exactement comme ça que les choses se passent. Mais disons qu’une huile est une huile et qu’à partir du moment où on décide qu’elle pourrait faire l’affaire sur le plan alimentaire, on oublie son origine ou l’objectif premier de son utilisation ! C’est un peu la même chose quand on pense aux crèmes glacées pour lesquelles on utilise des produits de même nature que l’antigel de nos lave-glaces…
      Industriel et naturel n’ont pas les mêmes objectifs !
      A bientôt,

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  • aiglesolitaire

    J’ai lu quelque part que le curcuma était vraiment bon contre le cancer. Qu’en pensez-vous ? Merci.

    Répondre
  • Ridha

    Bonjour et merci pour votre site. J’aime bien vos recettes. Je voudrais vous demander quelque chose : j’ai l’habitude d’utiliser du miel dans mes desserts. C’est quoi la différence ?
    Merci pour votre réponse

    Ridha

    Répondre
    • Bernadette GILBERT

      Bonjour Ridha,
      Près d’un an pour vous répondre… Il n’y a plus d’excuses possibles, si ce n’est celles de mes failles techniques ! Au cas où vous n’auriez pas trouvé d’autre réponse, voici la mienne.
      Le miel est un aliment merveilleux et très utile pour notre santé. Continuez à l’utiliser. Il a cependant un défaut pour les personnes qui veulent contrôler leur glycémie : son indice glycémique est très élevé alors que celui du sirop d’érable est bien plus raisonnable. Quant au sucre de coco et au nectar d’agave (qu’il vaut quand même mieux consommer en petites quantités parce que ce sont des fructoses presque purs), leur indice glycémique est carrément bas ! L’idéal, c’est donc de varier et aussi d’utiliser de temps en temps du sucre complet et bio pour les oligo-éléments qu’il apporte.
      Merci de votre patience et bienvenue pour d’autres questions… ma technique étant nettement meilleure un an après !
      Bernadette GILBERT Articles récents..Granola de sarrasin aux noix santé et maisonMy Profile

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