Petite Histoire
Depuis plus ou moins 4 000 ans, la pomme de terre a subi différentes réputations,bonnes ou mauvaises selon la mode, la tendance du temps, les nouvelles connaissances, les aléas de l’économie.
Les conquistadors avaient trouvé cette racine suffisamment intéressante pour l’amener en Europe. A bord des vaisseaux espagnols, elle servait à prévenir le scorbut. Puis, ce tubercule a fait peur : on lui attribuait tous les malheurs. Finalement, des botanistes ont déclaré la pomme de terre “apte au service”.
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C’est à la fin du XVIIIe siècle que la parmentière (du nom de ce pharmacien français qui avait eu tant de mal à la faire admettre sur le territoire, mais qui voyait en elle une belle promesse d’alternative à une éventuelle disette) est rentrée définitivement dans l’usage culinaire à l’échelle mondiale. Elle est même la première parmi tous les types de récoltes dans le monde !
Qu’en est-il de sa réputation d’engraissante ? Savez-vous qu’elle contient un peu de tout et que si nous n’avions que des patates (comme on appelle communément les pommes de terre au Québec) pour garnir nos assiettes, eh bien, cela couvrirait une bonne partie de nos besoins en nutriments ? Voyons cela…
La pomme de terre est-elle un légume ou un féculent ?
Eh bien, c’est un légume ! de la même famille que la tomate, l’aubergine ou le piment : la famille des solanacées. Dans cette famille, on trouve aussi des plantes toxiques comme la belladone, la mandragore, le tabac dont les alcaloïdes -atropine, hyosciyamine et scopolamine, nicotine pour le tabac- sont utilisés comme psychotropes. Toutes les solanacées contiennent de la solanine, alcaloïde stéroïdes, une substance toxique que l’on retrouve dans les germes et les taches vertes de la pomme de terre. Il est donc important de s’en débarrasser soigneusement avant de les apprêter. Le reste de la pomme de terre, pelure et chair, n’en contient pas du tout.
Mais c’est aussi un féculent puisque ses glucides se présentent essentiellement sous forme de fécule, puis de protéines et de vitamines.
Des variétés différentes
Il existe différentes variétés de pommes de terre. Plus de 200 !!! En gros, on considère deux catégories : les farineuses qui sont floconneuses et riches en amidon. Elles absorbent les gras et les liquides à la cuisson. Les autres, dites cireuses, sont moins riches en amidon et leur taux d’humidité est plus élevé.
Mais surtout, il y a les précoces ou primeures cultivées dans les régions à hiver doux (Bretagne, Aquitaine, Méditerranée) que l’on plante en hiver et récolte après trois mois, jeunes, « nouvelles », à la peau encore très fine. Il s’agit de la ratte, la charlotte, la pompadour, la belle de Fontenay, l’île de Ré et la bonnotte de Noirmoutier, des merveilles de saveurs cuites à l’étouffée, avec huile d’olive, fleur de sel, thym, origan, curcuma et un petit rien d’eau. ![]()
Et puis, il y a les tardives, plantées au printemps et qui mettront quatre à cinq mois avant d’arriver à maturité. Elles sont plus riches en fécule et sont utilisées pour faire de la purée ou des frites, de même que pour les produits tels que croustilles (chips), surgélation. Il s’agit de la célèbre bintje, de la corne de gatte (pink fir apple), la bleue d’Auvergne, la Congo, la vitelotte noire.
Une clé pour les mangeurs de grillades !
Le pouvoir thérapeutique de la pomme de terre commence dans sa pelure qui contient un acide au pouvoir anti-cancer : l’acide chlorogénique. Il agit en permettant aux fibres de la pomme de terre d’absorber les benzopyrènes, ces produits cancérigènes qu’on retrouve dans les aliments fumés comme les hamburgers cuits sur le gril, par exemple. L’acide de la pomme de terre réagit avec la substance cancérigène à laquelle il se lie, formant une molécule trop volumineuse pour pouvoir être absorbée dans l’organisme et qui est donc éliminée pour autant que les parois des intestins soient performantes !
Finie la corvée épluchage ?
Non ! La pelure de la pomme de terre est plus riche en acides phénoliques que la chair ! Ces acides sont des composés aux propriétés antioxydantes et peuvent contribuer à prévenir l’apparition de plusieurs maladies (cancers, maladies cardiovasculaires et/ou liées au vieillissement) par neutralisation des radicaux libres * présents dans l’organisme.
Et la tartiflette ou la tourtière ? ![tartiflette_thumb[8] tartiflette_thumb[8]](http://www.cuisine-en-sante.com/wp-content/uploads/2011/08/tartiflette_thumb8_thumb.jpg)
L’ajout de viandes grasses et cuites longuement ou celui de crème fraîche et de fromage annule complètement ces atouts de la parmentière…
Concernant la tourtière, préférons des recettes saines, à base d’huile d’olive et d’huile de coco. De même, il existe des croûtes dans laquelle la farine est remplacée par du riz cuit. On peut très avantageusement opter pour des versions végétariennes de la tourtières où les pommes de terre vont gagner en goût et en saveurs selon les légumes qui vont les accompagner dans leur cuisson.
Concernant la tartiflette, rien à faire : c’est un plat délicieux, merveilleux, mais absolument indéfendable sur le plan de la santé. En tous cas, à consommer avec très grande modération…
La pomme de terre est-elle engraissante ?
Soyons clairs : aucun aliment en soi n’est facteur d’engraissement ! Par contre, la manière dont on le prépare et l’assortit puis l’assimile va déterminer son impact sur notre poids. La quantité ingérée est souvent impressionnante (je parle surtout du Québec où la « patate » est un plat national, lié à l’Histoire du peuplement et traditionnellement réconfortant) et les sauces qui l’accompagnent sont carrément indécentes : beurre, crème sûre, fromage à la crème, fromage fondu, etc. Alors qu’il suffirait d’un peu de fleur de sel, ou de sel de l’Himalaya, de quelques herbes fraîches ciselées et d’un filet d’huile fruitée pour les embaumer et en faire un plat de roi…
A propos des préparations à base de pommes de terre…
La pomme de terre est une bonne source de potassium. Une grosse pomme de terre au four en contient deux fois plus qu’une banane moyenne. Une seule pomme de terre en robe des champs (et non “robe de chambre” comme on dit à tort, mais après tout, c’est fort joliment dit…) fournit près d’un tiers de l’apport journalier. Le potassium est un nutriment important, car il semble atténuer l’effet stimulant du sel sur la pression artérielle.
La pomme de terre contient de la vitamine C dont on sait maintenant qu’elle est un puissant antioxydant ou anti- radicaux libres*. On sait aussi que la vitamine C joue un rôle préventif dans les maladies cardiovasculaires et pourrait être bénéfique aux diabétiques. Il semblerait que les antioxydants, et notamment cette vitamine C, jouent un rôle en empêchant l’excès de sucre d’aboutir dans le courant sanguin.
La pomme de terre permet de maîtriser la glycémie !
Les pommes de terre, par leur quantité de glucides complexes (glucides qui doivent être décomposés en sucres simples avant d’être absorbés dans le sang), sont doublement intéressantes pour ces mêmes diabétiques. Les sucres complexes pénètrent de manière progressive, plutôt que d’un seul coup, ce qui contribue à maintenir des taux glycémiques stables, et créent une impression de satiété. La championne toutes catégories, c’est la pomme de terre rouge (rosa, rosabelle, rosela, roseval, roseline, rubis, astérix, chérie, désirée) !
Moderato, pour la cuisson !
L’une des méthodes les plus courantes pour cuire les pommes de terre est aussi la pire du point de vue nutritionnel, puisque l’ébullition prive les pommes de terre de leur vitamine C et de certaines vitamines du groupe B qui restent dans l’eau de cuisson. Les pommes de terre bouillies peuvent ainsi perdre à peu près la moitié de leur vitamine C, un quart de leur folate, et 40 % de leur potassium… Mais vous pourrez récupérer une partie de ces nutriments en récupérant l’eau de cuisson dans un potage par exemple.
La cuisson au four ou à la vapeur est utile pour attendrir les pommes de terre tout en conservant une plus grande partie de leurs nutriments. Et puis, évitez le trempage qui, s’il permet de préparer à l’avance et empêche de brunir, va aussi vous priver de précieux nutriments et surtout des vitamines solubles dans l’eau…
Astuce
Si vous devez préparer les pommes de terre à l’avance, laissez-les tremper dans de l’eau avec un peu de vinaigre ou de jus de citron, plutôt que de les placer au réfrigérateur où elles vont noircir…
Note
* Les radicaux libres sont des molécules d’oxygène instables et incomplètes qui se développent dans l’organisme et qui tentent de s’associer à des éléments des cellules saines afin de se compléter. Dans l’opération, ils détruisent alors ces cellules. Ces molécules détériorent notre organisme, comme le fait la rouille sur le métal. On appelle cette opération de destruction des tissus et des cellules de notre organisme, l’oxydation, qui accélère leur vieillissement. Ce processus est normal et s’équilibre si nous possédons suffisamment de réserves d’antioxydants pour lutter contre cette “attaque”. Dans le cas contraire, les maladies comme le cancer, les troubles articulaires ou cardiaques, l’arthrite, l’asthme ou le vieillissement prématuré apparaissent.
Pour synthétiser… les 15 trésors !
Voici ce que renferme notre bonne vieille amie la pomme de terre :
du cuivre
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[nécessaire à la formation dans l’organisme de l’hémoglobine et du collagène, protéine servant à la structure et à la réparation des tissus]
de la vitamine B6
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[participe au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs, contribue à la production des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène, est nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et contribue au bon fonctionnement du système immunitaire]
du potassium
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[équilibre le ph du sang et stimule la production d’acide chlorhydrique par l’estomac (nécessaire à la digestion), facilite la contraction des muscles dont le cœur et participe à la transmission de l’influx nerveux]
du fer
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[minéral essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang]
du manganèse
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[agit comme cofacteur d’enzymes intervenant dans plusieurs processus métaboliques]
du phosphore
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[constituant des membranes cellulaires, intervient dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents, participe à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le ph sanguin]
du magnésium
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[participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire]
du zinc
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[intervient dans les réactions immunitaires, la fabrication du matériel génétique, la perception du goût, la cicatrisation des plaies et le développement du fœtus et participe dans le pancréas à la fabrication, la mise en réserve et la libération de l’insuline]
de la vitamine B1
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[nécessaire à la production d'énergie principalement à partir des glucides que nous ingérons, participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et favorise une croissance normale]
de la vitamine B2
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[contribue à la croissance et à la réparation des tissus, à la production d’hormones et à la formation des globules rouges]
de la vitamine B3
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[contribue à la production d'énergie à partir des glucides, des lipides, des protéines que nous absorbons, participe au processus de formation de l’ADN, permet une croissance et un développement normaux]
de la vitamine B5
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[permet d’utiliser de façon appropriée l’énergie tirée de nos aliments, participe à plusieurs étapes de la fabrication des hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs et de l’hémoglobine]
de la vitamine B9
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[participe à la fabrication de toutes les cellules du corps, dont les globules rouges, joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique, dans le fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies]
de la vitamine C
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[antioxydante, contribue à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives, protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation]
de la vitamine K
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[nécessaire pour la fabrication de protéines qui participent à la coagulation du sang, joue un rôle dans la formation des os]
Au menu ce soir ?
Une ventrée de pommes de terre.
Il paraît que c’est bon pour la santé !
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Et vous ? Quelle est votre approche de la pomme de terre ? L’aimez-vous ? La consommez-vous régulièrement ? Quelles sont vos variétés et recettes préférées ? Merci de partager vos commentaires…



Les blogs de cuisine
Bonjour Bernadette
Est-ce que je peux manger la pomme de terre crue? Par exemple dans l’extracteur à jus?
ps
Un gros merci pour ton Excellent et généreux travail!!
Oui ! C’est peu connu, mais le jus de pomme de terre crue est un remède remarquable contre les acidités d’estomac. C’est aussi un diurétique et un antispasmodique. Il faut le boire à jeun… Le problème, c’est que la pomme de terre contient aussi de la solanine, une substance toxique détruite à très haute température ou dissoute dans l’eau de cuisson (ce qui en fait un excellent désherbant), donc il ne faut pas en abuser. En tous cas, pour faire du jus cru, il vaut mieux éplucher les pommes de terre « à la militaire », avec de grosses épluchures, puisque la solanine est surtout dans les germes, la peau et juste en dessous. Mais bon courage pour le goût amer…
Merci Bernadette pour ta précise et prompte réponse !
Ton éclairage me satisfait parfaitement et, pensant à ta maman … oui, dans un certain milieu social, il ne fallait pas dire le mot « patate » pour « pomme de terre »
L’essentiel, surtout sur le plan sémantique et étymologique, tu l’as déjà donné, cher Philippe ! Merci, d’ailleurs pour cet éclairage… Voici ce que je peux te donner de plus.
La pomme de terre et la patate ont en commun la vit B6 et le cuivre. Elles en sont une excellente source toutes les deux. Elles sont aussi l’une et l’autre riches en vit C et B2, B5 et en fibres, mais plus la patate que la pomme de terre ! Par contre, on ne trouve pas dans la patate douce d’autres atouts de la pomme de terre : fer, potassium, magnésium, phosphore, zinc, vit B1, B3, B9 et K. Mais on y trouve la bêta-carotène, pigment qui peut se transformer dans l’organisme en vit 1.
L’ indice glycémique de la pomme de terre est plus élevé : 65 contre 45 pour celui de la patate douce… C’est la raison pour laquelle, il faut consommer celle-la occasionnellement quand on surveille sa glycémie et sa ligne grâce à cet outil.
Quant à leur appellation, tu en as fait le tour: patate désigne à tort la pomme de terre dans le langage régional français ainsi qu’au Québec. Il s’agit en réalité de deux légumes différents.
La patate ressemble à une grosse pomme de terre à la chair orangée, d’où la confusion. D’ailleurs, cette coloration orangée révèle la présence de bêta-carotène, un pigment qui peut se transformer dans l’organisme en vitamine A.
Voilà… c’est ce que j’ajouterais. En tous cas, quand j’étais petite, ma mère, d’origine bourgeoise, considérait comme impoli de dire « patates » en parlant de pommes de terre. Et m’en père s’en amusait beaucoup, lui qui venait d’un milieu rural puisque fils d’agriculteurs. Le mot « patate » nous servait d’ailleurs à qualifier quelqu’un de peu dégourdi, un imbécile, quoi ! Dit avec intonation, bien sûr !
Je pense que nos deux commentaires réunis font ensemble un bon petit article générique et synthétique sur le sujet ! Merci pour cette insertion, Philippe…
Rebonjour chère Bernadette,
Je voulais te faire part d’une question que je suis en train d’éclaircir et ton apport sera le bienvenu ! En Algérie dont je suis originaire, dans mon enfance on parlait des pommes de terre d’une part, et des patates (sans l’emploi de qualificatif quelconque) …
Quand je suis rentré en France en raison de la guerre d’Algérie (épisode bien sûr douloureux comme on sait), en France tout le monde disait patate pour désigner les pommes de terre et de ce fait devait dire « patate douce » pour désigner ce que nous nous appelions les patates … le problème n’était pas bien grave tu me diras
Mais voilà pourquoi je t’en parle, c’est que à la suite du commentaire d’Emmanuelle qui parle de pommes de terre et de patate douce, je me suis interrogé sur ces deux « réalités végétales » car il me semblait tout de même que la patate (douce) possède des vertus en matière de santé que la pomme de terre ne possède pas (fibres notamment, etc.)…
En regardant sur « ma bible » (faute de mieux), wikipedia, il apparaît que la pomme de terre est de la famille des solanacées, tandis que la patate (douce) appartient à la famille des convolvulacées … certaines différences botaniques doivent justifier cette distinction dans la classification, mais surtout des différences sur le plan nutritif (et j’ai parfois entendu dire que la patate douce était recommandée dans la prévention contre certaines maladies, et pas la pomme de terre).
Donc, en résumé (j’ai été long, mais ton excellent article le méritait): la question de l’usage du mot patate pour désigner les pommes de terre, ce n’est pas ça qui me dérange, mais pourrais tu m’aider à faire le point (à l’aide de ton point de vue éclairé) sur les vertus différentes de ces deux tubercules car il me semble qu’il ne faudrait pas les confondre …
Bises et par avance merci !
Philippe
Bonjour Bernadette,
Est-ce que la pomme de terre est un nutriment réellement alcalin ou bien elle génère un terrain acide?
J’adore les pomme-de-terre et si je pouvais avoir un peu plus de patates douces, je serai contente…
Emmanuelle
Bonjour Emmanuelle,
Pomme de terre et patate douce sont toutes les deux alcalinisantes. Elles sont donc tout à fait autorisées dans les régimes spécifiques des personnes souffrant de maladies dégénératives et inflammatoires, ce qui est une bonne nouvelle quand on sait que celles-ci doivent éviter à tout prix les produits acidifiants. Par contre, nos deux amies sont riches en carbohydrates, créant des acides lors de leur assimilation, et il faut donc en consommer de façon modérée, en alternance avec d’autres féculents.
Je pensais qu’on trouvait des patates douces en Bretagne ?
Bonjour Bernadette, magnifique article ! Bravo !!!
que si je mangeais des pommes de terre sans rien d’autre, même beaucoup, je ne prenais pas de poids; en revanche, si je les mangeais avec des protéines, j’avais remarqué que ça produisait de la graisse …
La pomme de terre, par sa texture, est un super support pour mettre d’autres goûts en valeur.
Comme tu le suggères il me semble, sa mauvaise réputation de faire grossir, ça dépend avec quoi on la sert !
A une époque où j’étais sportif (d’assez haut niveau) et ou la nutrition sportive n’était pas aussi précise que maintenant, j’avais remarqué tout seul (oui
Et puis l’autre aspect, comme certaines variétés contiennent beaucoup de glucides (notre principal « carburant »), si on en consomme beaucoup et qu’on est sédentaire, c’est vrai qu’il va y avoir un problème … donc, les doses doivent s’adapter à l’activité, tu es d’accord ?
En tous cas, très bien encore pour cet article complet !!!
Merci pour ce commentaire, Philippe et surtout pour l’expérience que tu y rapportes. C’est vrai qu’il vaut mieux, en matière de poids, manger une tranche de pain qu’une assiette pleine de pommes de terre. L’idéal reste envers et contre tout de manger de tout avec modération, sauf les légumes qui conviennent tous, sans exception, à la pomme de terre et vice versa… Le problème de la pomme de terre, c’est qu’en la considérant uniquement comme un légume et non plus comme un féculent, on en oublie d’ajouter des légumes verts, rouges, oranges ou jaunes… Et là, on frôle la carence et le déséquilibre !
Chez nous, quand j’étais enfant, on mangeait des pommes de terre à peu près tous les jours. Chez moi, pour mes enfants, j’en fais environ une fois par semaine, parfois deux et pour eux, les quantités s’adaptent automatiquement à leur activité qui est… disons, débordante ! Après, on passe à un autre accompagnement et on varie, maître-mot de la bonne alimentation. Et tu connais bien, toi le gourmet…
Moi j’adore. Je trouve que c’est un merveilleux légume qui peut s’accomoder de bien des manières. Je note qu’il faut cependant faire attention aux graisses associées en cuisine. La patate c’est simple ou chic et toujours bon au gout et pour ses nutriments. C’est un mot que ma petite fille de 2 ans adore prononcer.
Merci donc pour toutes ces précisions qui m’ont donné une envie de pomme de terre…
Merci pour ton commentaire, Patricia ! As-tu préparé cette pomme de terre qui te faisait envie et l’as-tu partagée avec ta petite fille ? Les enfants aiment en général ce légume quelle que soit la manière dont il est préparé, ce qui rend le met très pratique ! Et j’aime ta formule : simple ou chic ! On peut avoir un très bel effet en présentant des pommes de terre à table et, selon l’espèce ou la cuisson, ravir nos invités… sans grands préparatifs !
Bonjour Bernadette,
Cet article m’a ravie car je suis très pomme-de-terre. Ici au Portugal ils ont une recette nationale très originale pour la préparer avec le plat de morue. Ce sont les pommes de terre « à murro »(à coup de poing) . C’est-à-dire que lorsqu’elle est presque cuite avec la peau et du gros sel, il lui donne un coup pour la faire éclater et la replace à côté de la morue (cuite dans l’huile d’olive bien sûr) Cela lui donne un goût délicieux et tout à fait différent.
Tes explications sont comme d’habitude claires et ce que j’ai appris de mes jeûnes c’est que la pdet. ne fait pas grossir mais c’est tout ce qu’on mange avec (et qui n’est pas compatible) qui nous met des bourrelets sur les hanches. Avec aussi les quantités.
Comme j’adore les frites j’ai donné ma friteuse à ma fille et n’en mange plus qu’une fois en passant lorsque je vais au restaurant et seulement à Paris ce qui réduit encore la tentation.
A bientôt
Merci pour ton généreux commentaire, Sylviane. Tu sais, les frites, on peut en faire en cuisant les pommes de terre au four, avec de l’huile d’olive. Il y a des recettes sur le Net. Philippe nous en a mitonnée une avec des patates douces, une merveille ! Et puis, de temps en temps, quelques frites, ce n’est pas mauvais, surtout avec des patates rouges, moins hypoglycémiantes. Par contre, il est essentiel d’éviter celles des fast-food dans lesquelles ils ajoutent du glutamate. Sic !
Je vais essayer la recette « a murro » ! originale et dont les résultats doivent être étonnants.
Bonjour Bernadette,
Je suis un adepte de la pomme de terre et ton article me confirme que je suis dans la bonne direction. C’est vrai que l’on perd les vitamines de la pomme de terre lors sa cuisson par ébullition. J’ai quand même une petite compensation en utilisant cette eau pour mon potage. Cela fait des années que je consomme la peau de certaines pomme de terre. Vivant en Haute Savoie, la tartiflette en connait. Je consomme aussi des pommes de terre en salade avec beaucoup d’oignons. pour faire court , je suis fan.
Cordialement
martin
Merci pour ce commentaire, Martin ! Et bravo de rester fidèle à la bonne vieille patate. Concernant la tartiflette, je cherche un moyen de faire quelque chose qui y ressemble et qui sois plus santé… Si tu as un truc à donner, il serait bienvenu. J’ai moi-même vécu un an en Savoie et je l’ai mangée et reproduite maintes et maintes fois. Même ici, dans une petit coin du Québec assez touristique, j’ai même trouvé du roblochon. Alors, une fois par an, je m’y adonne…