Mais à qui appartient notre santé ?
Dans l’Égypte antique, on ne meurt pas en bonne santé, la maladie est la manifestation corporelle de la « prise de possession » du corps du patient, œuvre d’agents surnaturels et l’enveloppe corporelle est un élément nécessaire pour accéder à la vie éternelle. La médecine des anciens Égyptiens est celle pour laquelle on possède les documents authentiques les plus anciens. Même les pharaons passaient pour s’être adonnés à l’étude de la médecine. Celle-ci jouit dans l’Antiquité d’une incontestable renommée, dont on trouve des traces chez Homère. ![]()
Du plus loin qu’on puisse remonter avec certitude dans l’Histoire de la Chine, on découvre, vieille aussi de quelques milliers d’années, sa médecine traditionnelle qui constitue un ensemble de théories et de pratiques concernant l’humain et sa santé. Elle s’est développée non pas en disséquant des morts, mais en observant des vivants. Elle voit le corps, le cœur et l’esprit comme un tout : la santé dépend de multiples facteurs tous reliés entre eux. Elle est fondée sur la conviction qu’ont les Chinois de l’époque classique, que les expériences humaines expriment des principes matériels ou mystiques en rapport avec l’ordre naturel de l’environnement à toutes les échelles.
La médecine de la Grèce antique, base de notre conception occidentale de la médecine, est tellement importante que n’importe qui peut l’exercer librement. Il n’existe aucun diplôme d’Etat. Est médecin quiconque se déclare tel. Le développement scientifique de la médecine grecque est traditionnellement attribué à Hippocrate (Ve avant Jésus-Christ). Le Corpus hippocratique, qu’on lui attribue sans doute à tort, parle de sujets comme la gynécologie ou la chirurgie. Les grandes innovations d’alors portent sur l’exclusion de la religion en matière d’explication des maladies, sur la compilation des connaissances et sur une déontologie médicale.
Dans le monde moderne, après des siècles d’ »évolution », la médecine et la pharmacopée, qu’elles soient traditionnelles ou naturelles, allopathiques ou homéopathiques, chinoises ou holistiques, aromathérapeutiques ou ayurvédiques ou que sais-je encore, sont devenues une réalité économique dont nous ne percevons pas encore tous les enjeux puisque, comme malades potentiels, nous pouvons tous, un jour ou l’autre, être pris au piège du système et devenir consommateurs… Et fort heureusement, d’ailleurs, dans beaucoup de cas !
Et pourtant ?
Et pourtant, je me demande si tous les changements enregistrés et méritants dans le monde de la médecine au cours des siècles sont vraiment un signe d’évolution ou si nous n’assistons pas plutôt à une aliénation caractérisée par les praticiens de la santé et le monde économique et médiatique qui la relaient ? S’il est normal de laisser la pratique médicale officielle aux médecins (diagnostic et prescription), pourquoi rendre la vie si difficile aux pratiques alternatives quand elles ont fait, elles aussi, leurs preuves en matière de prescriptions, même si c’est au prix de tourner le dos à la médication chimique et officielle ? Le principe fondamental des Grecs et des Egyptiens à cet égard était très simple : quiconque connaît des moyens de recouvrer la santé et choisit de les partager est médecin. Or, chez nous, que ce soit au Québec ou en Europe, les médecines alternatives menacent tellement « l’establishment », qu’elles sont régulièrement menacées d’interdiction de pratique par le pouvoir politique ou qu’elle sont systématiquement fustigées par les médias. ![]()
Actuellement, la santé est au centre de toutes les conversations. Jamais l’homme n’a vécu aussi vieux, mais jamais non plus, son vieillissement n’a commencé aussi tôt. Je parle de toutes les nouvelles maladies qui apparaissent, des maladies chroniques et/ou dégénératives, inflammatoires ou auto-immunes qui sont si bien prises en charge par la médication traditionnelle et la médecine officielle, mais qui pourrissent le quotidien d’une population pourtant au faîte de son confort et qui ne soupçonnait pas avoir à mener une telle lutte contre ces maladies insidieuses et aux causes mal connues ou mal reconnues, pour lesquelles la médecine traditionnelle a souvent si peu de solutions réelles et définitives ! Sauf le recours à des médicaments et la chute infernale à la dépendance, aux effets secondaires et à tout le cortège de la dépendance et de la dégénérescence… Ces malades sont les victimes d’une économie dévastatrice qui a bien trop peur de se remettre en cause tant elle ébranlerait les socles si solides des producteurs et des féroces gardiens des cordons de la bourse mondiale !
Nous ne savons pas exactement à quoi nous nous exposons en confiant ainsi aveuglément nos vies à des laboratoires dont les bénéfices sont colossaux. Et nous ne savons pas si ces colossaux bénéfices viennent en juste récompense d’un réel soucis de notre santé, de notre bien-être, d’une saine préoccupation pour le coût immense des soins de santé et ses ponctions massives dans les deniers publics. Les recherches pharmaceutiques, si elles sont entamées par des chercheurs sincèrement convaincus de participer à la lutte contre les maladies, ne sont-elles si ardemment soutenues par les laboratoires et les Etats, les industries agricoles et alimentaires, que parce que la vente des médicaments est un marché particulièrement juteux ? Nous connaissons tous la réponse et sommes tous écœurés par cette réalité. Et pourtant… nous consommons et surconsommons ! Parce que la tendance générale a savamment construit des certitudes, tellement souvent fausses, derrière lesquelles nous nous retranchons en bon moutons de Panurge que nous sommes si souvent.![]()
Nous ne savons pas toujours à quel saint nous vouer, à quoi croire, quel parti prendre, quel aliment privilégier, quel autre éviter, quel additif repousser ! Nous entendons parler de supplémentation, de vitamines, d’antioxydants, d’enzymes, mais qu’en est-il vraiment ? Ces questions sont légitimes et peuvent nous tenter de suivre la voie ou la voix de l’autorité, du pouvoir, des scientifiques, de « ceux qui savent ». Et pourtant, ces questions sont essentielles parce qu’elles nous poussent à nous documenter sans cesse, à écouter les voies ou les voix de la nature, à faire confiance à ceux qui s’adonnent, sans relâche, à nous instruire, nous documenter, à améliorer nos connaissances vraies, indépendamment de toute considération économique. Ces gens-là, et ils sont de plus en plus nombreux, se donnent du mal pour retrouver l’essence même de notre nutrition., le sens de notre vie. Et parmi eux, quelques médecins, audacieux, courageux, éclairés, ouverts, qui payent parfois de leur licence leur déclaration d’indépendance…
Pourquoi ne pas, avec eux, se mettre mieux à l’écoute de toutes ces méthodes alternatives qui ne visent qu’à retourner au bon sens de la vie sur terre et tentent de tenir tête au pouvoir en place, pouvoir de l’argent et des grands groupes pharmaceutiques ? Pourquoi, à l’instar des Egyptiens, des Grecs ou des Chinois, ne pas contribuer à redorer le blason des gigantesques ressources naturelles de l’homme et de l’univers ? Et surtout, surtout, pourquoi ne pas centrer nos énergies sur les moyens de donner toute la place à la santé et à la prévention pour que s’éloignent la maladie et la souffrance ? Et qui, mieux que nous, en nous connaissant, en utilisant les connaissances de nos ancêtres et de ceux qui en ont gardé l’enseignement, peut rester maître de notre santé ? Personne !
Réapproprions-nous la dès maintenant, en la protégeant et la replaçant au centre de nos préoccupations quotidiennes ! Autorisons-nous à écouter la voix du bon sens, une voix intérieure, instinctive, qui nous dit que notre santé nous appartient et qu’il n’appartient à personne d’en disposer…
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