Tout ce que vous avez toujours voulu savoir… 2e partie
Dans la première partie de mon article, je vous expliquais qu’il existe une réelle toxicomanie au sucre, très répandue et particulièrement meurtrière. De plus, cette épidémie est soigneusement orchestrée par l’économie du sucre, lucrative autant qu’insidieuse. ![]()
Je vous ai également annoncé le contenu de cette seconde partie, à savoir :
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ce qu’est l’indice glycémique et comment le réduire;
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indications complémentaires concernant l’équilibre alimentaire en termes de glycémie
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qu’en est-il des maladies directement liées à la surconsommation de sucre et comment notre alimentation peut-elle les pallier en tout ou en partie;
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le pourquoi plus biologique de nos consommations effrénées de sucre… (mon autre lecture !)
L’indice glycémique vu d’un peu plus près…
L’insuline (hormone hypoglycémiante) et le glucagon (hormone hyperglycémiante) sont secrétés par le pancréas et interviennent dans la régulation de la glycémie. Si l’un ou l’autre fonctionne mal, on est en déséquilibre glycémique.
Dans l’organisme, le taux de sucre dans le sang, ou glycémie, est un paramètre régulé en permanence. Schématiquement, cette quantité est contrôlée par ces deux hormones que sont l’insuline et le glucagon. Lorsque nous venons de manger, le sucre des aliments passe dans le sang. La glycémie augmente. Le pancréas sécrète alors de l’insuline, hormone qui va provoquer le passage de l’excès de sucre dans les cellules, du foie notamment, où il sera stocké sous forme de glycogène. Sans elle, le sucre resterait dans le sang et détruirait les vaisseaux et les nerfs.
Mais lorsqu’une trop grande quantité de sucres rapides parvient dans le sang, le pancréas fonctionne à plein régime et, à la longue, les cellules ne prennent plus au sérieux l’hyperactivité insulinique. Le pancréas lui, tente continuellement de produire toujours plus d’insuline pour faire baisser le taux de glycémie.
En bref, quand on mange des sucres rapides, le taux de glycémie grimpe, le pancréas s’affole et produit de l’insuline. Le sucre finit par manquer et il faut impérativement manger sucré. Mais quand le sang contient trop d’insuline, les graisses n’y sont plus dégradées.
L’index ou indice glycémique (IG) est le résultat d’un calcul savant qui permet de déterminer la rapidité d’assimilation du sucre, quel qu’en soit la forme, par l’organisme. Ceci n’a rien à voir avec l’ancienne classification de sucres lents et sucres rapides.
Plus on consomme des aliments à indice glycémique élevé (autrement dit faisant monter rapidement notre taux de glucose dans le sang), plus on a tendance à prendre du poids parce que le glucose excédentaire est rapidement transformé en graisse par l’organisme. Par contre, les aliments à faible indice glycémique ne provoquent pas cette montée rapide du taux de sucre et n’aboutissent donc pas à cette fabrication de graisses “de réserve”. En outre, plus un aliment a un index glycémique bas, moins il fera augmenter la glycémie et moins il provoquera la sécrétion d’insuline.
L’indice de base pour calculer cet indice glycémique est 100. Raisonnablement, on devrait consommer avec modération les aliments possédant un indice supérieur à 70. Par contre, les aliments inférieurs à 50 cadrent parfaitement avec le poids santé qu’on désire obtenir ou préserver !
Il faut savoir également que les aliments possédant le plus haut indice glycémique sont non seulement les plus riches en glucose, mais également les plus pauvres en fibres. Or les fibres aussi nous veulent du bien (voir l’article sur l’utilité des fibres).
Comment réduire l’indice glycémique d’un aliment lors d’un repas ?
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Selon des recherches récentes et confirmées, on sait que les aliments acides, particulièrement les vinaigres (mais aussi certains fruits tels que le pamplemousse et le citron), évitent les hausses rapides du taux de glucose dans le sang, surtout quand ils sont consommés quelques minutes avant le repas. On peut également ajouter certains acides dans le repas : vinaigre de vin ou de cidre dans la salade, ou même du jus de citron.
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Consommer des protéines ou des bons gras (riches en Oméga-3 et autres gras essentiels) en début de repas, contribuera également à abaisser l’IG général d’un repas.
Mise en garde
Nous l’avons vu, le taux de glucose dans le sang dépend de l’indice glycémique d’un aliment. Mais il faut également tenir compte de la quantité de glucides de cet aliment. Il vaut mieux manger une petite quantité d’un aliment hyperglycémiant qu’une grande quantité d’aliments plus pauvres en glucides.
La charge glycémique est donc le produit de l’indice glycémique et de la quantité de glucides contenue dans une portion d’un aliment, divisé par 100. Ainsi, une tranche de pain (+/- 30 g) aura un IG de 70, mais une charge glycémique de 10 alors que le riz brun, pour une portion de 150 g aura un IG de 76 et une charge glycémique de 29… Sauf que, côté satiété, entre 30 g de pain et 150 g de riz complet, mon choix est fait : bye bye le pain ! Compliqué ? Non, juste histoire de bon sens…![]()
La charge glycémique permet de prédire la répercussion qu’aura la consommation de certains aliments sur la glycémie et par conséquent sur la réponse insulinique lors d’un repas. Mais il est bon de relativiser l’importance de la charge glycémique. Selon moi, le meilleur moyen de retrouver ou de garder votre poids idéal en même temps qu’un taux de glycémie confortable, c’est d’augmenter progressivement la quantité d’aliments à indice glycémique bas. Mais attention, en recherchant à consommer à tout prix une alimentation à charge glycémique faible, il y a un risque de réduire exagérément les glucides en général et à les substituer par des aliments trop riches en graisses, ce qui serait une erreur.
Il est très facile de répondre aux besoins en glucides (55% de la ration calorique quotidienne), car ceux-ci sont présents dans de très nombreux aliments, principalement dans les légumes, légumineuses, racines et fruits, c’est-à-dire dans tous les aliments d’origine végétale. Ils sont bien moins présents dans les produits animaux. La viande en contient très peu. Seuls les jaunes d’œufs et le lait (le sucre du lait est le lactose) sont une source animale riche en glucides. Voir plus à fond le sujet “viande” dans le très intéressant article de Philippe sur son blog “le gourmet végétarien”…
Ce qui compte vraiment dans un repas, ce n’est pas qu’il possède une charge glycémique basse parce qu’il est pauvre en glucides, mais qu’il soit riche en aliments glucidiques à faible index glycémique.
Voici une liste assez complète, mais non-exhaustive d’aliments
avec leur indice glycémique
| Indice glycémique élevé à moyen
110 Maltose (bière) |
Indice glycémique bas
50 Pain de blé germé, de riz, d’épeautre |
Afin de compléter vos informations sur cette notion de glycémie, je vous conseille de consulter le très intéressant article de Didier sur son blog : L’indice glycémique des aliments, une notion incontournable pour perdre du poids.
Les maladies à mettre en lien directement avec le sucre…
Tout un chacun sera d’accord de dire que la consommation excessive ou inconsciente (consommation de produits qui en contiennent sans que nous le sachions) de sucre peut entraîner le surpoids ou l’obésité. On s’accorde également à savoir qu’il augmente également le risque de diabète. Mais, ce qu’on sait moins, c’est que le diabète, lui, augmente à son tour le risque de maladies mentales, comme la dépression et la schizophrénie.
Cette découverte scientifique datant de 2010 est la conclusion de recherches effectuées sur des souris manipulées pour subir une défaillance du métabolisme de l’insuline. Leur comportement devient anormal et ressemble à celle d’un malade souffrant de schizophrénie. ![]()
Les souris de la recherche présentaient également un taux réduit de dopamine. Cette dernière, comme la sérotonine, est une hormone de bien-être. Si son taux est trop bas, on peut voir apparaître la dépression. Ainsi, une personne sur quatre atteinte de diabète (qui stocke le glucose dans les vaisseaux sanguins plutôt que dans les cellules), est sujette à l’état dépressif par diminution de l’approvisionnement du cerveau en dopamine contre une sur dix non-diabétique.
La consommation de sucre entraine des carences en nutriments essentiels : vitamines, sels minéraux ou fibres. Le métabolisme est alors plus faible, plus vulnérable aux infections, notamment respiratoires. Et c’est compter sans l’acidité que provoque le sucre au niveau de l’estomac, acidité qui irrite les parois de la gorge et du système digestif, ce qui peut amener les amygdalites (angines) chroniques.
Certaines études ont même fait un rapprochement entre l’augmentation des cancers du diaphragme et l’apparition des liqueurs (ou limonades) sur le marché des boissons gazeuses sucrées…
Décidément, tout pour plaire !!! Et je ne parlerai pas des autres conséquences en cascade de la surconsommation de sucre ! Ceci fera sera plus détaillé dans le livre électronique publié très prochainement sur le même sujet.
Et aussi…
Éviter l’alcool. L’alcool est impliqué de deux manières dans l’hypoglycémie : l’alcool est très rapidement assimilé par l’organisme. Il passe très rapidement dans le sang. Par ailleurs, il prive le cerveau d’une partie de son approvisionnement en sérotonine, une autre hormone de bien-être.
L’alcoolisme peut donc être une réponse à une hypoglycémie pré-existante : en consommant de l’alcool, la personne reçoit rapidement un « coup de fouet » qui la fait se sentir mieux… Mais l’hypoglycémie peut aussi être le résultat de l’effet toxique de l’alcool sur le foie. Près de 100 % des alcooliques sont hypoglycémiques… lorsqu’ils ne boivent pas d’alcool ! Un excellent moyen de traiter l’alcoolisme est donc de suivre un régime pour traiter l’hypoglycémie… ![]()
L’activité musculaire est un excellent moyen d’assurer un contrôle régulier du sucre sanguin : le glycogène des muscles est converti directement en glucose sans intervention du système hormonal.
Gérer le stress en pratiquant régulièrement la relaxation ou le yoga, ou tout simplement une activité qui vous fait plaisir.
Ne pas oublier que le sucre transformé en graisse est très peu disponible, très difficile à éliminer et l’une des principales causes de l’obésité…
Et enfin… une autre lecture !
Le sucre permet aux muscles de se mettre en branle, en action. Il leur apporte une énergie immédiatement utilisable et efficace. Dans le cas du diabète, le sucre serait pour eux un moyen “excessif” de se préparer à l’action. Autrement dit, l’individu se trouve alors en situation de résistance à une situation mal vécue, vis-à-vis de laquelle il éprouve de la répugnance qui entretient son besoin de passer à l’action ou du moins de s’y préparer.
Cette lecture est inspirée de l’observation du monde animal et le lien, audacieux, entre l’animal et l’individu se fait sur la base du principe selon lequel nos réflexes de survie sont induits par la partie reptilienne de notre cerveau qui agit non en termes de raison, mais en termes de survie. On peut, ici, citer l’exemple de l’écureuil arctique qui développe un diabète hyperglycémique à chaque passage de l’hiver. Ce diabète disparaît une fois l’hiver terminé. Cette “maladie” n’en n’est donc pas vraiment une, puisqu’elle permet à l’écureuil de résister au froid en gorgeant son sang de glucose…
On constate, dans cet ordre d’idée, que le diabète apparaît souvent chez des personnes ayant un père trop autoritaire. Celles-ci seraient poussées à chercher refuge dans l’alimentation initiée par la mère. On constate que le diabète se déclenche généralement en période de stress affectif, d’insécurité affective…
Autrement dit…
L’hypoglycémique (taux anormalement bas de glucose dans le sang) résiste à ce qu’on lui impose et qui l’envahit, l’irrite. Il refuse d’absorber du sucre, le sécrète lui-même à partir de ses protéines, ses graisses : c’est le refus de ce qui vient de l’extérieur, un conflit de l’autorité.
Il lutte intérieurement, mais ne passe pas à l’acte : résister serait pire…
L’hyperglycémique (taux anormalement élevé de glucose dans le sang) doit se préparer à agir et met donc du sucre dans ses artères afin qu’il soit immédiatement disponible pour ses muscles au besoin.
A cette fin, il bloque la sécrétion d’insuline pour être prêt(e) au moment du combat.
Conclusion
La consommation du sucre est devenue, au fil du temps, une surconsommation et pire, une consommation incontrôlée. En Amérique du Nord, comme je l’ai dit précédemment, les rayons d’alimentation croulent sous les “o gras trans”, mention affichée en relief, mais la mention “sucre” est savamment cachée dans l’étiquetage discret des ingrédients ou des valeurs nutritives, étiquettes que peu de gens vérifient ! Simplement parce que ils ignorent que leur organisme va transformer les excès de sucres qu’ils consomment en gras… Cette forteresse savamment érigée par le lobbying industriel est le reflet de mauvaises habitudes alimentaires dont il est urgent de s’affranchir !
Dans une alimentation saine et équilibrée, variée et largement faite de fruits et légumes, nous n’avons pas besoin d’ajouter du sucre partout et surtout du sucre raffiné étant donnés les ravages qu’il provoque sur notre santé. Si nous avons besoin de douceur, de goût sucré, ayons plutôt recours à des moyens différents (pourquoi ce subit besoin ?) et tout aussi efficaces pour nous les procurer : nectar d’agave, Stevia, fruits secs (abricots, figues – éviter les dattes à IG de 95 et les carottes cuites, très à la mode dans les muffins, à IG de 85 ! Préférer éventuellement les raisins secs à IG de 65).
Pour les inconditionnels et pour les recettes où il est impossible de s’en passer : pensons au sucre complet (bio et équitable !), au jus de canne à sucre déshydraté, un sucre intégral qui restitue le meilleur de la canne à sucre, ses oligo-éléments, et ses minéraux. Son goût étant plus prononcé, on doit en mettre moins, ce qui minimise les risques…
Le sirop d’érable du Canada est une excellente source de manganèse, de riboflavine et de zinc. Il contient également du magnésium, du calcium et du potassium, ce qui en fait un agent sucrant assez avantageux, en plus de présenter un goût unique. Son IG est de 55 quand celui du sirop de maïs (baptisé au Québec, de manière éloquente, de “sirop de poteau”) est de 115 et celui du sirop de glucose de 100 !!! Le sirop d’érable et ses recettes feront également l’objet d’un prochain livre électronique.
Deux chouchous définitivement incorporés à ma cuisine de tous les jours en lieu et place de toute forme de sucre :
- le nectar d’agave, à l’indice glycémique très bas (16), utilisable à toutes les sauces, agréable au goût; il existe aussi sous forme de poudre;
- le sucre de coco, à l’indice glycémique bas (35), plus onéreux, mais aussi plus riche en oligo-éléments; son parfum très raffiné ne rappelle en rien celui de la noix de coco dont il est issu.
A aucun moment, il ne serait raisonnable de créer une paranoïa sur le sucre ! Mais c’est tout de même un aliment qui doit être consommé de façon très modérée.
En résumé, voici ce qu’il faut retenir :
La consommation régulière et excessive de sucre entraîne la dépendance : c’est en réalité un POISON qui se cache sous des airs de bonbons, de chocolats, de liqueurs (limonades), de viennoiseries, de gâteaux, de douceur, de retour à l’enfance, bref : de bonheur !
Mais, derrière lui, se cache une réalité bien plus importante à connaître : le sucre est avant tout un DESTRUCTEUR INSIDIEUX et IMPLACABLE…
A éviter autant que possible !

Amji
Bijour Bernadette Gilbert,
Le gras qui s’est formé à cause du sucre n’est quand même pas impossible à éliminer?? Comment doit-on faire pour le brûler? J’ai eu une addiction melée à des pulsions à cause du sucre, j’apprend aujourd’hui les causes… Il est si rare de trouver des informations si complètes et bien faites!
Sinon, comment faire pour faire disparaître le gras du mauvais sucre? Avez-vous un article précis la dessus?
Bernadette GILBERT
Bonjour Amji,
Bien sûr qu’on peut se débarrasser du gras formé par excès de consommation de sucre. Il n’est pas un gras particulier. La meilleure façon, c’est :
- d’abord comprendre le rôle qu’a pu jouer le sucre, biologiquement parlant (c’est plus profond que psychologique) et intégrer le fait que ce n’est plus nécessaire pour vous, maintenant, de consommer ce sucre ni de le métaboliser. Vous avez sans doute dû résister à quelque chose ou dû « faire le poids »…
- ensuite, changer votre alimentation en consommant le plus possible d’aliments à IG bas ou raisonnable, mais tout en variant, en mangeant équilibré (de manière à ne pas mettre votre cerveau en alerte, comme si vous alliez le priver de nourriture)…
- enfin, en intégrant de l’exercice physique régulier, mais normal à votre vie : un sport, de la marche intensive, du vélo stationnaire, de la natation, de manière régulière.
Voilà. Je vous invite à consulter ces articles :
- 5 aliments clés pour faire baisser la glycémie
- Ajoutez des fibres alimentaires à vos menus
- Menu minceur et santé : fruits à gogo !
- Une idée toute simple pour perdre du poids sans effort
- 8 astuces minceur pour éviter les régimes restrictifs
- Surpoids, une lecture choc !
Bonne lecture, bon cheminement et à bientôt !
Bernadette GILBERT Articles récents..Truffes aux pistaches et au sirop d’érable
Marie, Service Info Lesucre.com
Bonjour Bernadette, bonjour Emmanuelle,
Pour commencer, je voudrais vous remercier pour cet échange qui ne peut être qu’enrichissant. Je reprends donc la parole afin de répondre à la demande d’Emmanuelle.
L’extraction du sucre se fait dans une sucrerie de canne ou de betterave. Les sucreries sont implantées à proximité des lieux de culture et les méthodes d’extraction du sucre de betterave ou de canne sont très proches.
Concernant les betteraves, le sucre est extrait par diffusion dans de l’eau chaude à 75°C. On le sépare des autres constituants de la plante et on évapore l’eau, à 80°C sous vide, pour obtenir le sucre sous forme de cristaux. La canne à sucre, quant à elle, est broyée, le jus sucré obtenu est filtré et évaporé, avec les mêmes étapes de cristallisation (épuration, évaporation, cristallisation, séchage).
Le sucre issu de la sucrerie de betterave sort blanc dès le premier cycle de cristallisation. Le chauffage prolongé durant les cycles suivants provoque la formation de composés colorés de type caramel. On obtient alors des sucres roux qui sont, pour une partie, commercialisés sous le nom de « vergeoise ». En raison de la présence de précurseurs de coloration dans la tige de canne, le sucre de canne en premier cycle de cristallisation est déjà coloré. Commercialisé en l’état, ce sucre roux prend le nom de « cassonade ». Mais l’essentiel de la production de sucre roux est acheminé vers des raffineries qui vont éliminer les matières colorantes et produire du sucre blanc. On obtient ainsi un sucre blanc cristallisé identique à celui issu d’une sucrerie de betterave.
Je tiens à souligner que la fabrication du sucre qu’elle soit effectuée dans une sucrerie ou une raffinerie, utilise des procédés uniquement mécaniques, il n’y a aucune transformation chimique du sucre.
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur http://www.lesucre.com et visiter une sucrerie en 3D.
Marie, Service Info Lesucre.com
Bernadette GILBERT
Merci, Marie, pour ces précisions très intéressantes… qui ne contrarient en rien l’idée que le sucre est bien une substance à consommer en connaissance de cause et avec modération ! La cassonade n’est pas connue ici, au Québec… du moins, pas celle de mon enfance en Belgique où nous connaissions la brune et la blonde, des délices, surtout dans le yogourt !!!
Emmanuelle
Bonjour Bernadette,
J’ai pris le temps mais je veux réagir un peu avec un exemple au commentaire d’un organisme très officiel, qui s’est exprimé sur ton blog.
J’ai passé mon enfance à l’Ile de la Réunion où j’adorais mordiller de la canne à sucre fraichement coupée. C’était délicieux d’en extraire directement le jus dans la bouche. Je me souviens aussi de ma visite à l’usine de sucre de la même Ile. Le souvenir est moins agréable. Je me rappelle une odeur désagréable…..
Un jour, à l’âge adulte, j’ai rencontré une personne qui avait travaillé dans une usine à produire le sucre. Cette personne a été écœurée à jamais du sucre et ne souhaite plus travailler dans cet environnement, qui apparemment n’est pas sain pour la santé.
Pourrions-nous avoir des informations sur la fabrication du sucre s’il vous plaît?
J’ai enfin mis le lien pour la question relative au sucre dans mon article http://formationquantique.com/les-20-questions-fondamentales-en-sante-naturelle/ avec ton article sur le sucre , partie 1.
En attendant la suite, bonne semaine sucrée. (tu sais ici à Roscoff, les produits de la terre ont un goût naturellement sucré. Cela me ravit ….)
Madame Quantique
Bernadette GILBERT
Waw ! Emmanuelle ! quel beau passage de vie… Merci de nous l’avoir partagé !
J’ai grandi moi aussi sur le continent africain, mais c’est dans les plantations de café que je courrais…
Concernant la fabrication du sucre, ce serait intéressant d’en avoir une description, en effet… Mais il y aurait différents points de vue : celui des personnes exploitées dans les plantations et celui des industriels. Tu peux toujours contacter la personne qui avait fait ce long commentaire :
Marie, service info Lesucre.com. Je pense que c’est quelqu’un qui fait son travail correctement et qui le connaît bien.
Bernadette GILBERT
J’aime cet ajout, Marie et j’invite mes lecteurs à aller voir votre premier commentaire ici : http://www.cuisine-en-sante.com/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-sucre-sans-jamais-oser-le-demander/#comment-623.
Je voudrais toutefois préciser un élément qui me semble important et dans votre intervention et dans votre site sur le sucre, c’est que votre organisme, le CEDUS, même s’il est solide et sérieux est un organisme qui informe sur une denrée qu’il ne peut objectivement décrier. Je ne mets en doute ni vos informations ni votre désir de compléter les miennes ! Au contraire et je vous remercie de cette assertion. Je dis juste que votre point de vue est lié à votre travail et son sujet.
Je redemande donc à mes lecteurs de rester prudents quant à leur consommation de sucre, prudents, nuancés et modérés sans pour autant tenir le sucre pour responsable de tous leurs malheurs côté santé et silhouette…
Qu’on le veuille ou non, nous sommes dans une société de consommation où les intérêts économiques prévalent sur ceux de la santé. Les intérêts provenant du sucre sont du même ordre que ceux qui viennent du pétrole et les personnes qu’ils servent se soucient peu de l’avenir de la santé qu’elle soit individuelle ou planétaire… Êtes-vous de mon avis ?
Marie, Service Info Lesucre.com
Bonjour,
Je me suis déjà présentée dans la partie 1, mais pour ceux qui découvriraient cette page en premier, je travaille au Cedus : le centre d’études et de documentation du sucre. Concernant cette seconde partie, je souhaiterais faire un focus sur les effets du sucre sur la santé. Récemment, les experts scientifiques européens ont conclu dans un rapport, que l’on ne pouvait pas attribuer aux sucres une responsabilité directe dans la prise de poids, le diabète de type 2 et les maladies cardio vasculaires*. Ils n’ont d’ailleurs fixé aucune limite supérieure de consommation. Quant aux problèmes d’obésité actuels, on sait qu’ils ne sont pas imputables au sucre en tant que tel, ni d’ailleurs aux glucides ou aux lipides. Aujourd’hui, il y a un consensus entre de nombreux médecins-nutritionnistes : la prise de poids est plutôt liée à un apport calorique excessif durable, en liaison avec des facteurs génétiques, des modes de vie ou des profils alimentaires à risque.
Pour éviter ces problèmes de surpoids, l’Agence Française de sécurité sanitaire, alimentation, environnement recommande la diversité alimentaire (éviter l’alcool, plus de fruits et légumes, pas trop de produits gras/sucrés). Elle conseille également l’activité physique.
J’espère que ces informations vous ont permis de voir le sucre sous un autre angle. Encore une fois, il ne faut se priver de rien et pratiquer tout simplement la modération.
Marie, Service Info Lesucre.com
*Avis EFSA, Scientific Opinion on Dietary Reference Values for carbohydrates and dietary fibre, EFSA Journal 2010; 8(3):1462 [77 pp.].
Sylviane
Bonjour Bernadette,
Effectivement cela représente un sacré travail de recherche. Ton article est très plaisant car les photos allègent un sujet somme toute pas rigolo et tu le présentes d’une façon très agréable et nous avons vraiment envie d’aller jusqu’au bout.
Bravo donc et j’attends la suite
Bernadette GILBERT
Merci pour ce commentaire, Sylviane et bienvenue dans la suite !
Didier
Bonjour Bernadette,
Comme tu le disais il y a quelques temps, cet article complète magnifiquement celui que j’avais écrit sur mon blog et où j’expliquais en quoi la bonne gestion de l’indice glycémique pouvait aider à perdre du poids.
Merci pour toutes ces informations complémentaires et surtout pour cette longue énumération des risques liés à la surconsommation de sucre. Après ça, j’espère que tes lecteurs prendront la résolution de diminuer les quantités de sucre qu’ils osent absorber…
A bientôt !
Bernadette GILBERT
Oui, Didier ! Et je me souviens même avoir pensé (ou dit ?) que j’allais faire un lien vers ton article, ce qui serait intéressant pour mes lecteurs. Je vais corriger de ce pas !
Voilà qui est fait… Je suis certaine que nous contribuerons, par petits pas, à cette campagne contre les industriels peu scrupuleux qui nous empoisonnent avec le cautionnement des autorités sanitaires !
Emmanuelle LABAT
Bonjour et bravo Bernadette pour cet article très éducatif!
Ne pas oublier les émotions très fortes liées au sucre : http://formationquantique.com/vous-arrive-t-il-de-pleurer-devant-un-film-quelles-emotions/ – Consommation de glaces, bonbons, chocolat et autres sucreries dans ces moments là. Non ?
Peut-être arriverons-nous toutes les deux à faire un article mix à la canadienne sur le blog.
Bon week-end
Emmanuelle
Bernadette GILBERT
C’est tout à fait exact, Emmanuelle. C’est à cela que je fais allusion quand je dis que le sucre est un poison qui se cache derrières les douceurs, les retours à l’enfance, la recherche du bonheur… La douceur, reproduite, procurée par le sucre nous met dans l’émotion de « maman »… celle qui nous faisait du bien, ou celle dont on aurait voulu qu’elle nous en fasse ! Alors oui, les glaces, les gâteaux, le chocolat, tous ces aliments qui « sucrent » ou « adoucissent » notre vie, nous remettent dans l’émotion du contact maternel…
Je serais tout à fait partante pour un mix à la canadienne ou à la française sur nos blog respectifs !
Philippe
Bravo Bernadette pour cet article complet, bien documenté, informatif et bien illustré … il va faire dorénavant partie des références pour moi et je vais en faire une large diffusion (en particulier je vais le mentionner sur mon blog pour qu’un plus large public puisse y avoir accès) !!!
Tu as fait un sacré travail ! Merci !
Philippe
Bernadette GILBERT
Merci pour ces encouragements, Philippe ! Tu sais que je te dois un bout de cette énergie ! Tu as dû me faire l’effet du glucose…